Analyse technique
L'analyse technique, tracée et expliquée
En bref
L'analyse technique lit le graphique d'une action pour repérer sa tendance, les zones où elle rebondit ou bute, et les figures que les traders surveillent. PairScanner la fait pour vous chaque soir, la dessine sur le graphique et explique chaque chiffre en une phrase.
Une analyse, chiffre par chiffre
Voici à quoi ressemble la fiche d'un titre dans PairScanner. Le titre et les chiffres sont fictifs.
Cliquez sur un chiffre pour comprendre son rôle
TendanceHaussièreau-dessus des moyennes 50 et 200
Mon rôle : dire la direction de fond. Ici, le titre est au-dessus de ses moyennes de 50 et 200 séances, et la moyenne de 50 séances monte : la tendance est haussière.
ÉlanRSI 58ni excès de hausse, ni excès de baisse
Mon rôle : mesurer la force des hausses et des baisses récentes, de 0 à 100. Au-dessus de 70, le titre a beaucoup monté ; sous 30, il a beaucoup baissé. 58 : un élan sain.
AgitationNormale1,8 % par jour
Mon rôle : dire si le titre bouge plus que d'habitude. Ici, il bouge de 1,8 % par jour en moyenne, dans la normale de l'année écoulée.
Volume2,3 foisle volume habituel
Mon rôle : dire si beaucoup d'acteurs suivent le mouvement. 2,3 fois le volume habituel un jour de hausse : la hausse est suivie.
Support-4,1 %touché 3 fois
Mon rôle : montrer la zone où le titre a souvent rebondi. Elle est à 4,1 % sous le cours actuel et a tenu trois fois.
Résistance+3,4 %touchée 2 fois
Mon rôle : montrer la zone où le titre a souvent buté. Elle est à 3,4 % au-dessus du cours actuel.
Ce que fait PairScanner
Chaque soir après la clôture américaine, PairScanner analyse les 1 000 actions américaines les plus liquides et les titres les plus connus. Pour chacune, il mesure la tendance à partir des moyennes de 50 et 200 séances, l'élan avec le RSI sur 14 séances, l'agitation comparée à l'année écoulée et le volume comparé à l'habitude.
Il repère les supports et les résistances, trace les obliques et cherche des figures simples : plus haut ou plus bas d'un an, sortie de range, double sommet ou double creux, et figures de bougies comme le marteau ou l'avalement.
Tout est dessiné sur le graphique, chaque terme a son « ? », et une phrase dit ce que chaque chiffre signifie. Vous cherchez un titre et lisez sa fiche, sans rien calculer.
L'idée en détail
Un graphique raconte l'histoire des acheteurs et des vendeurs. Une tendance, c'est une suite de plus hauts et de plus bas qui montent, ou qui descendent. Les moyennes mobiles la rendent lisible en lissant le bruit des journées.
Un support est une zone où les acheteurs sont souvent revenus : le titre y a rebondi plusieurs fois. Une résistance est l'inverse, une zone où les vendeurs ont souvent pris la main. Plus une zone a été touchée, plus elle compte.
Le volume dit si un mouvement est suivi : une hausse portée par beaucoup d'échanges pèse plus qu'une hausse dans un marché calme.
Un exemple chiffré
Un titre fictif gagne 2 % dans la journée avec 2,3 fois son volume habituel. Il est au-dessus de ses moyennes de 50 et 200 séances, à 3,4 % d'une résistance touchée deux fois et à 4,1 % d'un support touché trois fois.
La lecture est simple : tendance haussière, hausse suivie, une zone à franchir juste au-dessus et un filet de sécurité en dessous. La fiche le montre sur le graphique et le dit en quatre phrases.
Exemple fictif, à but pédagogique. Ce n'est ni un signal ni une recommandation.
Ce que dit la recherche
En 1992, William Brock, Josef Lakonishok et Blake LeBaron ont testé des règles simples de moyennes mobiles et de sortie de range sur le Dow Jones de 1897 à 1986 : les rendements qui suivaient un signal d'achat étaient plus élevés et moins volatils que ceux qui suivaient un signal de vente.
En 2000, Andrew Lo, Harry Mamaysky et Jiang Wang ont automatisé la détection des figures graphiques sur les actions américaines de 1962 à 1996 : plusieurs figures, dont le double creux, apportent une information supplémentaire sur les rendements.
La revue de Cheol-Ho Park et Scott Irwin, en 2007, recense 95 études récentes : 56 trouvent des résultats positifs pour l'analyse technique. Et la proximité du plus haut d'un an, étudiée par Thomas George et Chuan-Yang Hwang en 2004, aide à prévoir les rendements futurs, tout comme la tendance des 12 derniers mois, documentée par Tobias Moskowitz, Yao Hua Ooi et Lasse Pedersen en 2012.
Sources
Études citées dans cette page :
- William Brock, Josef Lakonishok et Blake LeBaron (1992). Simple Technical Trading Rules and the Stochastic Properties of Stock Returns. The Journal of Finance, 47(5), 1731-1764.
- Andrew W. Lo, Harry Mamaysky et Jiang Wang (2000). Foundations of Technical Analysis: Computational Algorithms, Statistical Inference, and Empirical Implementation. The Journal of Finance, 55(4), 1705-1765.
- Cheol-Ho Park et Scott H. Irwin (2007). What Do We Know About the Profitability of Technical Analysis?. Journal of Economic Surveys, 21(4), 786-826.
- Thomas J. George et Chuan-Yang Hwang (2004). The 52-Week High and Momentum Investing. The Journal of Finance, 59(5), 2145-2176.
- Tobias J. Moskowitz, Yao Hua Ooi et Lasse Heje Pedersen (2012). Time Series Momentum. Journal of Financial Economics, 104(2), 228-250.
PairScanner ne promet aucun résultat. Contenu pédagogique : ni conseil en investissement, ni prédiction ; PairScanner ne passe aucun ordre.
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