PairScanner

Comprendre les métriques

Le vocabulaire du pair trading, des stratégies quantitatives et de l'analyse technique, terme par terme. Aucune connaissance préalable requise.

Dernière mise à jour : 9 octobre 2026.

Le scanner repose sur la cointégration : deux titres dont les prix, chacun imprévisible isolément, restent liés par une relation d'équilibre de long terme. L'écart à cet équilibre (le spread) tend alors à revenir vers sa moyenne, et c'est ce retour qui fonde les signaux affichés.

Cointégration

Test d'Engle-Granger sur cinq ans de prix ajustés (en logarithme). « Oui » signifie que l'hypothèse d'absence de relation est rejetée au seuil affiché : le spread de la paire possède une force de rappel statistiquement démontrée.

P-value

Probabilité d'observer un spread aussi stable si les deux titres n'avaient en réalité aucun lien. Plus elle est basse, plus la cointégration est crédible. Seuil usuel : 0.05.

Q-value (FDR)

P-value corrigée pour les tests multiples (procédure de Benjamini et Hochberg). Sur des milliers de paires testées, certaines paraissent cointégrées par pur hasard : la q-value contrôle la proportion attendue de fausses découvertes.

Z-score

Position actuelle du spread par rapport à sa moyenne, exprimée en écarts-types (fenêtre glissante de 60 jours par défaut). Un Z de +2 signifie que A est inhabituellement cher par rapport à B, un Z de -2 l'inverse.

Z live

Même calcul que le Z-score, mais avec les derniers prix disponibles en séance (quotes différées d'environ 15 à 20 minutes) au lieu de la dernière clôture.

Signal

Lecture directionnelle du Z-score au-delà du seuil (2 par défaut) : LONG A / SHORT B quand le spread est anormalement bas (acheter A, vendre B), SHORT A / LONG B quand il est anormalement haut. Au-delà de |Z| = 4, la relation est considérée comme possiblement rompue et la ligne est grisée.

P-val OOS

Validation hors échantillon : la relation est estimée sur les premiers 70 % de l'historique, puis la stationnarité du spread est testée (ADF) sur les 30 % restants, jamais vus. Une valeur basse indique que la relation a tenu en dehors de la période d'estimation.

Réversion

Taux de retour effectif : parmi les signaux historiques où |Z| a atteint 2, part de ceux revenus vers l'équilibre (|Z| sous 0.5) dans les 20 séances suivantes. Le nombre d'événements figure entre parenthèses ; un taux fondé sur peu de signaux est affiché en gris car peu fiable.

Demi-vie

Temps moyen nécessaire pour que l'écart du spread à sa moyenne se résorbe de moitié, estimé par un modèle de retour à la moyenne. Plus elle est courte, plus la position se dénoue vite.

Corrélation

Corrélation des rendements journaliers des deux titres. Verte si statistiquement significative, rouge sinon. Une corrélation élevée ne suffit pas : seule la cointégration démontre une force de rappel sur les prix.

Hedge

Ratio de couverture (beta) estimé par régression : nombre d'unités de B à traiter pour chaque unité de A afin de neutraliser le spread.

Divergence 20 séances

Écart de performance entre A et B sur les 20 dernières séances, exprimé en écarts-types de sa distribution historique. Sans hedge ratio ni équilibre de long terme : c'est la lecture « corrélation/divergence » (un titre s'envole, son jumeau ne suit pas). Elle complète le Z-score du spread, elle ne le remplace pas.

Explication pour débutant : sur le dernier mois de bourse, un des deux titres a pris de l'avance sur l'autre. Ce chiffre dit si cette avance est banale ou exceptionnelle par rapport à leur histoire commune.

Repères usuels, en valeur absolue :

Ratio (β = 1)

Rapport brut des deux prix, P(A) / P(B), suivi avec les mêmes bandes ± 2σ que le spread. C'est la lecture la plus intuitive du pair trading ; elle suppose un ratio de couverture de 1, là où le spread du scanner estime β par régression. Quand β est proche de 1, les deux vues racontent la même histoire.

Explication pour débutant : on divise simplement le prix de A par le prix de B. Quand ce rapport s'éloigne beaucoup de sa valeur habituelle, l'écart entre les deux titres est inhabituel, et c'est ce que mesure son Z.

Repères usuels, en valeur absolue :

Prix A / Prix B

Dernières clôtures ajustées des deux titres (dividendes et fractionnements pris en compte), telles qu'utilisées dans le calcul du spread.

Bêta marché (SPY)

Pente de la régression des rendements d’un titre sur ceux de SPY, avec une constante. Jusqu’à 252 rendements communs, au moins 120. Le calcul concerne les clôtures américaines en USD. Le R² indique la part de variance expliquée par SPY.

Explication pour débutant : Ce chiffre indique à quel point le titre a eu tendance à suivre le marché américain sur la période mesurée.

Sensibilité de la paire

Pour une pondération +1 sur A et −hedge sur B : (bêta A − hedge × bêta B) / (1 + |hedge|). Le dénominateur représente le notionnel brut. Avec deux jambes de même montant et de sens opposés, le coefficient est (bêta A − bêta B) / 2. Inverser le trade inverse le signe. Le seuil de lecture 0,30 est un choix de l’outil ; ce n’est pas un test statistique.

Explication pour débutant : Un chiffre proche de zéro indique que les deux jambes ont compensé une partie de leurs mouvements liés au marché. D’autres risques peuvent subsister.

Secteur SIC

Classification d’activité publiée par la SEC pour l’émetteur. Pair Scanner regroupe les actions par les deux premiers chiffres du code SIC. Le libellé officiel est conservé en anglais. Les codes sont rafraîchis en arrière-plan ; un code inconnu est exclu du filtre Même secteur SIC.

Explication pour débutant : Le filtre rapproche des entreprises d’un même groupe d’activité. Il ne dit pas si leurs cours reviendront l’un vers l’autre.

Cross-asset

Sélection fixe de paires entre classes d’actifs, testées avec les mêmes fonctions statistiques et incluses dans la correction des tests multiples. Les deux jambes sont cotées en USD et seules leurs dates communes sont retenues. Leurs heures de clôture peuvent différer. Le Z live est désactivé entre bourses différentes.

Explication pour débutant : On compare par exemple l’or à un fonds de sociétés minières. Le lien économique motive la comparaison, mais ne suffit pas à valider la paire.

Taux de réussite (paires, sans frais)

Part des cas passés du même groupe de paires (même règle, même horizon) où l'écart de la paire est allé dans le sens du signal, frais non déduits. Mesuré sur la partie la plus récente de l'historique, qui n'a pas servi à régler la règle, et affiché avec le nombre de cas (par exemple 120 sur 207). Affiché pour les paires ; les autres stratégies sont présentées comme des constats.

Explication pour débutant : sur tous les cas passés semblables, combien sont allés dans le bon sens, sans compter les frais.

Repères usuels, en valeur absolue :

Mouvement moyen (paires, sans frais)

Rendement moyen des mêmes cas passés, frais non déduits, en pourcentage du montant engagé sur les deux jambes de la paire.

Explication pour débutant : ce que la paire a rapporté en moyenne sur les cas semblables du passé, avant frais.

Évolution

Fait mesuré sur les données du jour pour cinq stratégies : écart d'un titre à ce que prévoyaient le marché et son secteur (réversion relative) ; plus fortes hausses et baisses sur 5 séances, avec leur rang (réversion courte) ; plus fortes progressions sur 12 mois hors dernier mois, pour les titres et les secteurs (momentum) ; écart d'un titre avec ses trois voisins statistiques sur 5 séances (voisins statistiques) ; mouvement de la dernière séance d'un meneur et de son suiveur (avance-retard). Les écarts sont exprimés en écarts-types de leur histoire récente.

Explication pour débutant : PairScanner décrit ce qui vient de se passer et le situe par rapport à l'habitude. Au trader de décider s'il parie sur un retour à la normale ou sur une continuation.

Repères usuels, en valeur absolue :

Réversion relative et courte

Deux familles du scanner multi-stratégies qui repèrent un mouvement récent inhabituel, sans rapport avec le taux de réversion des paires ci-dessus. Réversion relative : une fois retirée la part expliquée par le marché (SPY) et par son ETF sectoriel, le rendement du titre s'écarte de plus de deux écarts-types de ses écarts récents. Réversion courte : parmi les 1 000 actions américaines les plus liquides, PairScanner repère les 10 plus fortes baisses et les 10 plus fortes hausses sur 5 séances. Exemple : un titre recule de 6 % en une séance alors que son secteur est stable ; si ce recul dépasse deux écarts-types de ses écarts récents, PairScanner le signale. Au trader de parier sur un retour à la normale ou sur une continuation.

Corrélation entre actifs

Corrélation des rendements quotidiens de deux actifs sur la fenêtre indiquée (252 séances pour les voisins statistiques). Elle mesure des mouvements communs, pas une relation d'équilibre ni un ordre de causalité : deux titres corrélés peuvent dériver l'un de l'autre sans jamais revenir, et la corrélation ne dit pas qui précède qui.

Explication pour débutant : deux actifs qui montent et baissent souvent ensemble sont corrélés. Cela ne garantit ni qu'un écart se refermera, ni que l'un annonce l'autre.

Repères usuels, en valeur absolue :

Moyennes mobiles 50 et 200 séances

Moyenne des clôtures sur les 50 et les 200 dernières séances, recalculée chaque jour. Le titre au-dessus de ses deux moyennes, avec la moyenne de 50 séances qui monte, définit une tendance haussière ; l'inverse, une tendance baissière ; sinon, pas de tendance nette.

Explication pour débutant : la ligne lissée du cours, sur environ deux mois et demi et dix mois : elle montre la direction de fond sans le bruit des journées.

Repères usuels, en valeur absolue :

RSI (élan)

Relative Strength Index sur 14 séances : rapport entre la moyenne des hausses et celle des baisses, ramené sur une échelle de 0 à 100.

Explication pour débutant : dit si le titre a beaucoup monté ou beaucoup baissé récemment. Ce n'est pas un signal d'achat ou de vente en soi : un titre fort peut rester longtemps au-dessus de 70.

Repères usuels, en valeur absolue :

Agitation (volatilité)

Mouvement quotidien moyen sur 20 séances et volatilité annualisée, comparée aux périodes de l'année écoulée (rang de 0 à 100 %).

Explication pour débutant : dit si le titre bouge plus ou moins que d'habitude.

Repères usuels, en valeur absolue :

Volume relatif

Volume de la dernière séance divisé par la médiane des 20 séances précédentes ; volume moyen des 5 dernières séances comparé à celui des 3 derniers mois.

Explication pour débutant : dit si beaucoup d'acteurs suivent le mouvement du jour.

Repères usuels, en valeur absolue :

Support et résistance

Zones de prix repérées automatiquement : sommets et creux qui dominent cinq séances de chaque côté, regroupés quand ils sont à moins de 1,5 % l'un de l'autre. Un support est sous le cours, une résistance au-dessus ; la fiche donne la distance en pourcentage et le nombre de fois où la zone a été touchée.

Explication pour débutant : un support est une zone où le titre a souvent rebondi, une résistance une zone où il a souvent buté.

Oblique

Droite qui relie deux creux récents (oblique de support) ou deux sommets récents (oblique de résistance), prolongée jusqu'à la dernière séance.

Explication pour débutant : montre la pente d'une tendance et l'endroit où elle passerait aujourd'hui.

Figures chartistes

Formes repérées par des règles simples : plus haut ou plus bas d'un an, sortie de range (sortie d'un couloir étroit de 20 séances), double sommet ou double creux. Chaque figure est décrite en une phrase, avec la règle utilisée.

Explication pour débutant : des formes que les analystes surveillent sur les graphiques ; PairScanner les repère et les dessine pour vous.

Chandeliers

Résumé d'une séance en une bougie : corps entre l'ouverture et la clôture, vert si la clôture est plus haute, rouge sinon ; mèches jusqu'au plus haut et au plus bas. Figures repérées sur les 1 000 actions les plus liquides : doji, marteau, étoile filante, avalement haussier ou baissier.

Explication pour débutant : chaque bougie raconte une journée ; certaines combinaisons signalent qu'un mouvement s'essouffle ou se retourne.

Bêta

Pente de la régression des rendements quotidiens du titre sur ceux du marché (SPY), sur un an.

Explication pour débutant : dit de combien le titre bouge en moyenne quand le marché bouge de 1 %.

Repères usuels, en valeur absolue :

Simulation de Monte-Carlo

10 000 trajectoires construites en tirant au hasard des blocs de 5 séances dans les rendements quotidiens des 3 ou 5 dernières années (bootstrap par blocs), sur 1 mois, 3 mois ou 1 an. Résultats : chance de finir en hausse, chance de perdre plus de 10 %, fourchette 9 fois sur 10 (quantiles 5 % et 95 %) et cas du milieu (médiane). Même titre, même date : même résultat.

Explication pour débutant : des milliers de futurs possibles tirés de l'histoire du titre, pour voir l'éventail de ses mouvements. Ce n'est pas une prévision.

Tendance passée (simulation)

Par défaut, la simulation retire le rendement moyen des années utilisées : elle rejoue les à-coups et la volatilité du titre sans prolonger sa hausse ou sa baisse passée. L'option inverse garde ce rendement moyen.

Explication pour débutant : sans elle, la simulation ne suppose pas que le passé, parfois exceptionnel, d'un titre va continuer.

Voir ces métriques sur de vraies paires

Pair Scanner calcule ces chiffres chaque jour sur plus de 3 200 titres américains. L'accès est gratuit pendant la phase de développement : une adresse e-mail suffit.

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