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Réversion relative

La réversion relative

En bref

Quand une action bouge beaucoup plus que son marché et son secteur, sans raison durable, une partie de l'écart tend à s'effacer dans les jours qui suivent. La réversion relative isole ce mouvement propre au titre et prend le pari inverse.

Un signal de réversion relative, chiffre par chiffre

Voici à quoi ressemble un signal de réversion relative dans PairScanner. Le titre et les chiffres sont fictifs.

Cliquez sur un chiffre pour comprendre son rôle

EXEMPLE.USRéversion relativeACHATtitre et chiffres fictifs
95100105
EXEMPLE.USAttendu d'après le marché et le secteur60 dernières séances, base 100
Mouvement attendu+1,6 %en 5 séances, face au marché et au secteur, frais déduits

Mon rôle : dire ce que ce type de signal a rapporté en moyenne par le passé, une fois les frais payés. Ici +1,6 % sur 5 séances, en plus de ce qu'ont fait le marché et le secteur.

Fourchette 80 %-1,4 % à +4,5 %médiane +1,3 %

Mon rôle : montrer la plage des résultats les plus courants. Huit signaux semblables sur dix ont fini dans cette fourchette. Plus elle est étroite, plus l'issue est prévisible.

Probabilité61 %d'une issue positive

Mon rôle : estimer la chance que ce signal finisse gagnant, frais déduits. 50 % serait pile ou face ; 61 % veut dire qu'environ six signaux semblables sur dix ont fini positifs.

Échantillon1 124 / 1 840cas positifs, 2019 à 2026

Mon rôle : dire sur combien de situations passées reposent les chiffres. 1 840 cas forment une base solide : les chiffres ne tiennent pas à quelques coups de chance.

Pire décile-2,6 %une issue sur dix fait moins bien

Mon rôle : donner l'ordre de grandeur d'une issue défavorable, pour choisir la taille de la position en connaissance de cause.

Validité29.09.2026expire le 06.10.2026

Mon rôle : dater les données utilisées et dire jusqu'à quand le signal compte. Un signal expiré n'est plus suivi.

Ce que fait PairScanner

Chaque soir après la clôture américaine, l'algorithme analyse chaque action de son univers. Pour chacune, il estime sur l'année écoulée, soit 252 séances, la part de ses mouvements qui s'explique par le marché, représenté par SPY, et par son secteur, représenté par l'ETF du secteur. Ce qui reste est le mouvement propre du titre.

Quand le mouvement propre du jour dépasse deux écarts-types de ses variations habituelles, un signal apparaît : achat après une chute inexpliquée, vente après une hausse inexpliquée. L'algorithme calcule alors, pour des horizons de 1, 5 et 20 séances, le mouvement attendu frais déduits, la probabilité estimée d'une issue positive, la fourchette des résultats plausibles et l'ordre de grandeur d'une issue défavorable. Ces chiffres viennent du rejeu de la même règle sur l'historique.

Une variante ne retire que le marché, pour les titres dont le secteur n'est pas connu.

Vous ne codez rien et ne calculez rien : vous ouvrez l'onglet Réversion relative du tableau de bord et lisez le résultat du jour.

L'idée en détail

Chaque jour, le cours d'une action bouge pour trois raisons : tout le marché bouge, son secteur bouge, et il se passe quelque chose de propre à l'entreprise. Les deux premières parts se mesurent facilement. La troisième, le mouvement propre, est celle qui intéresse cette stratégie.

Quand ce mouvement propre est exceptionnellement fort, il traduit souvent une surréaction : vendeurs pressés, ordre de grande taille, rumeur mal comprise. Une partie de l'écart tend alors à se refermer dans les jours qui suivent.

À ne pas confondre avec la réversion courte, qui classe les actions sur leur performance brute de la semaine : la réversion relative ne regarde que ce qui n'est expliqué ni par le marché ni par le secteur.

Un exemple chiffré

Un jour donné, le marché est stable et les banques montent de 1 %. Une banque recule pourtant de 7 %.

Exemple fictif : isoler le mouvement propre d'une banque
ÉtapeValeur
Mouvement du jour-7 %
Part expliquée par le marché et le secteur+1 %
Mouvement propre-8 %
Variation propre habituelle2 % par jour
Écart en écarts-types-4,0
DécisionAchat

Le mouvement propre est quatre fois plus grand que d'ordinaire : un signal d'achat apparaît. Si dans les cinq séances suivantes l'action regagne 3 % de plus que son marché et son secteur, c'est ce gain relatif que la stratégie mesure.

Exemple fictif, à but pédagogique. Ce n'est ni un signal ni une recommandation.

Pourquoi ça fonctionnerait

La réversion à court terme est documentée depuis 1990 : Narasimhan Jegadeesh et Bruce Lehmann ont montré que les actions qui ont le plus baissé sur un mois ou une semaine surperforment ensuite celles qui ont le plus monté.

En 2013, David Blitz, Joop Huij, Simon Lansdorp et Marno Verbeek ont montré qu'en retirant d'abord l'influence des facteurs communs du marché, la réversion dite résiduelle a dégagé un rendement ajusté du risque environ deux fois supérieur à celui de la réversion classique. C'est le principe de la réversion relative.

L'explication la plus répandue : celui qui achète quand d'autres vendent dans l'urgence fournit de la liquidité, et il en est rémunéré quand les prix reviennent.

Ce que dit la recherche aujourd'hui

Zhi Da, Qianqiu Liu et Ernst Schaumburg ont précisé en 2014 que la réversion est la plus nette une fois retirés les mouvements liés au secteur et aux vraies nouvelles sur l'entreprise, exactement ce que cette stratégie isole.

Stefan Nagel a montré en 2012 que les rendements de la réversion sont plus élevés quand les marchés sont agités : la stratégie est d'autant mieux payée que la liquidité se fait rare.

Sources

Études citées dans cette page :

PairScanner ne promet aucun résultat : les chiffres décrivent ce que les stratégies ont fait par le passé. Contenu pédagogique, pas un conseil en investissement ; PairScanner ne passe aucun ordre.

Voir la réversion relative du jour

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